Le message du Nouvel An de Lander Vandecaveye (CEO de Volley Vlaanderen) « Se renforcer mutuellement plutôt que se contrer »
Lander Vandecaveye a 34 ans et a déjà parcouru un chemin impressionnant, tant comme entrepreneur que comme sportif. Ancien élève de la Topsportschool, joueur de volley-ball de haut niveau, consultant, manager en développement et partenariats, cofondateur de Ledsreact, COO de Peak Coaching et aujourd’hui CEO de Volley Vlaanderen. Que retenez-vous de vos expériences passées pour construire une histoire à succès à Vilvorde ?
Lander Vandecaveye :
« Ce que je retiens avant tout de mon parcours, c’est la discipline et la concentration. Le sport de haut niveau m’a appris à performer sous pression, à travailler en équipe et à toujours placer l’objectif collectif au-dessus de l’individuel. On apprend à gagner, mais aussi à faire face aux revers sans chercher d’excuses.
Mon expérience dans de jeunes entreprises en croissance s’inscrit parfaitement dans cette logique. Construire de petites équipes, embarquer les gens dans une vision, réagir rapidement et penser de manière commerciale sont aujourd’hui des compétences essentielles. Cette combinaison entre mentalité du sport de haut niveau et entrepreneuriat se renforce mutuellement.
Le fait de connaître en profondeur le paysage du volley-ball belge constitue également un atout supplémentaire. »
Chez Peak Coaching, vous étiez assistant personnel en santé pour des personnes actives dans le monde des affaires. Comment combinez-vous cela personnellement et comment appliquez-vous ces connaissances dans votre propre quotidien chargé — entreprendre, réunions, sport (principalement le beach-volley), vie de famille (vous avez commencé ce nouveau poste en octobre, peu après être devenu papa), et assistant-coach à Marke-Webis ?
« Le corps est la base de tout. Sans santé physique et mentale, on ne peut pas performer, que l’on soit sportif de haut niveau, CEO ou jeune père. La santé est donc pour moi le point de départ de tout et la priorité absolue dans ma vie.
Le sport est planifié de manière fixe dans mon agenda et n’en disparaît jamais. Je travaille intensément, mais je planifie aussi consciemment des moments de repos total. Cela peut être de petits moments, comme une soirée sans écrans, sans e-mails ni WhatsApp, ou des périodes plus longues comme des vacances. Je ne suis pas non plus actif sur les réseaux sociaux. »
Vous avez été confronté à une réalité difficile : une mission de grande ampleur qui devait apparemment être résolue par une contribution de crise des clubs. Dans un précédent entretien, vous évoquiez le fait de « réaliser de grandes choses avec peu de moyens » et de « transformer les inconvénients en avantages ». Qu’avez-vous déjà accompli en quelques mois ?
« Les trois premiers mois ont été entièrement consacrés à la compréhension. Le paysage du volley-ball belge est vaste et complexe : six cents clubs, quarante-cinq mille membres, une longue histoire et de nombreux acteurs. On ne peut pas s’y attaquer de manière brutale.
J’ai tout cartographié : fonctionnement interne, culture et habitudes, relations avec les parties prenantes, projets, structures, attentes et sensibilités. C’était indispensable pour éviter de mauvaises décisions. Cette phase est en grande partie terminée et je travaille désormais sur un plan concret. »
Votre champ de responsabilités est large : collaborations avec différentes instances, mise en place de programmes ambitieux, gestion de l’EuroVolleyCenter… sans parler d’autres projets moins visibles. Comment abordez-vous cela ?
« Ma responsabilité couvre le sport de masse, le beach-volley, le sport de haut niveau indoor et beach, des événements comme les Lotto Cup Finals et la gestion de l’EuroVolleyCenter. À cela s’ajoutent des collaborations intensives avec Volley Belgium, la FVWB, la Ligue, Sport Vlaanderen et des fédérations internationales.
Le paysage est complexe et tout faire en même temps est impossible. Ceux qui essaient perdent en vitesse et en impact. J’aborde donc ce rôle comme un entrepreneur dirige son entreprise : des objectifs clairs, des priorités nettes et savoir à quoi dire non.
Nous travaillons à partir d’un plan stratégique pour cette olympiade en vue de Los Angeles 2028, que nous traduisons en plans d’action concrets. Et bien entendu, cela ne peut se faire qu’avec une équipe solide. »
Nous sommes en pleine période de Nouvel An. Quels sont vos souhaits pour 2026 et quels points doivent impérativement s’améliorer ?
« Pour 2026, j’ai beaucoup d’ambitions, mais en réalité un seul souhait fondamental : que la communauté belge du volley-ball soit ambitieuse et positive ensemble. Cela paraît simple, mais cela exige un véritable choix de mentalité.
Nous avons encore une dette financière à résorber, mais nous sommes aujourd’hui à nouveau dans une phase où la construction est possible. Cette base a été posée grâce au travail de l’équipe interne, du conseil d’administration, de l’assemblée générale, des BLVV, des membres et des nombreuses personnes engagées sur le terrain.
Mon appel pour 2026 est donc clair : renforçons-nous mutuellement au lieu de nous contrer. Soyons critiques de manière positive lorsque nécessaire, mais toujours constructifs. Le volley-ball est une petite communauté. Si nous gaspillons notre énergie en interne, nous perdons du terrain à l’extérieur. Une collaboration positive est indispensable pour construire l’avenir de ce magnifique sport. »
Texte: WV
Photo: LinkedIn - Lander Vandecaveye