Cristina Moga vient soutenir : “Antwerp Ladies face à Sliedrecht en Europe, huit ans plus tard”
Pendant dix ans, Cristina Moga a été l’entraîneure appréciée des Antwerp Ladies, aujourd’hui mieux connues sous le nom de SAB Diving Brabo Antwerp Volleyteam.
Mercredi soir à 20 heures, les femmes d’Anvers joueront dans l’Arena en Coupe CEV contre le club néerlandais de Sliedrecht. Ce ne sera plus avec Cristina aux commandes, car l’ancienne excellente passeuse de Herentals a arrêté et son ancien adjoint Bram Van Herck a repris sa tâche.
Mais Moga viendra certainement soutenir l’équipe, car elle est à l’origine de cette participation à la Coupe d’Europe. Et cela remonte à huit ans : lors de sa deuxième saison à Anvers, elle avait décroché un ticket européen contre une équipe finlandaise, mais malgré une victoire 3-2 à domicile, son équipe avait ensuite été éliminée. “Lisa Van den Vonder était alors la passeuse, mais l’actuelle passeuse Sara De Donder faisait déjà partie de la sélection.
Mais elle est la seule joueuse de l’équipe actuelle à avoir ainsi acquis de l’expérience européenne”, se souvient Cristina Moga comme si c’était hier.
Comment expliquer que les Antwerp Ladies aient surpris tout le monde la saison dernière et décroché une place en Europe ?
Moga : “Par rapport à la saison précédente, nous avions peu de changements dans l’équipe. La continuité au sein du groupe a donc vite été acquise. Nous avons très bien commencé la saison et, autour du Nouvel An, nous étions à la surprise générale en première position. La cohésion, les automatismes avec une équipe qui jouait déjà ensemble depuis un ou deux ans ont fait de cette saison une saison idéale. Nous avons terminé troisièmes, remporté la Coupe d’Anvers et Britt Ruysschaert est devenue championne belge de beach-volley. Un beau départ. Pour moi aussi, même si cette saison-là je n’ai pas coaché différemment des autres années.”
N’as-tu pas peur que l’équipe soit actuellement un peu plus faible ?
“Je ne le pense pas. Les joueuses qui ont arrêté avaient déjà pris cette décision plus tôt : la combinaison avec le travail, les études et une sixième année de médecine n’était plus possible. Mais la large base de l’équipe est restée : la capitaine Sara De Donder (la compagne du passeur d’Alost Seppe Van Hoyweghen) doit être l’une des meilleures passeuses de la Ligue, Laura Meynckens et Caitlin Van de Perre ont changé de poste mais restent titulaires. Avec Enna Eyer, nous avons une jeune joueuse grande, explosive, avec beaucoup de vision et de potentiel de progression. Notre libéro a aussi de l’expérience et quelques joueuses de la deuxième équipe sont arrivées. Bram Van Herck est le nouveau coach, très enthousiaste, qui n’a pas beaucoup changé notre système de jeu.”
Cela suffira-t-il pour rendre les choses difficiles à Sliedrecht ?
“Nous allons voir. L’adversaire néerlandais a déjà remporté la Supercup cette saison et a gagné ses trois matches de championnat, chaque fois 3-0. Ce n’est donc pas simple. On m’a dit qu’elles disposent de beaucoup de puissance ; précisément ce qui manque à Anvers. Mais nous devons nous appuyer sur un volley intelligent et tactiquement solide. Cela peut donc aller dans tous les sens. Notre avantage, c’est que nous n’avons rien à perdre. Nous devons simplement en faire un match agréable. Je pense que ce peut être un beau match à regarder.”
Antwerp dispose-t-il d’un budget suffisant pour atteindre le tour suivant ?
“Je n’ai pas de visibilité sur cette situation, mais lorsque nous avons joué en Europe il y a huit ans, la direction nous a laissé le choix : plus de budget pour un déplacement européen ou une joueuse supplémentaire. J’ai choisi la première option, car un match européen reste unique pour chaque joueuse. Même si ce déplacement en Finlande a coûté une belle somme !”
Après une quinzaine d’années comme entraîneure, n’as-tu pas le mal du coaching ?
“Je vais encore voir pas mal de matches, notamment à Achel, où mon fils Andy fait partie du noyau. Ils ont une bonne équipe, ils ont perdu le week-end dernier contre Maaseik, mais mon fils était alors malade au lit. Cela va bien se passer là-bas ! Je suis aussi encore pas mal de matches à l’écran et je dois avouer que, d’un côté, j’ai encore envie d’entraîner.
Mais de l’autre côté, je suis contente de ne plus devoir me dépêcher après le travail pour aller à l’entraînement. De plus, je suis assez perfectionniste et je serais très nerveuse si tout n’est pas bien organisé.”
Texte : Marcel Coppens
Photo : Lotto Volley League