Le club promu HVC Helchteren ne veut pas être un feu de paille

28/09/2026

Après deux promotions consécutives, HVC Helchteren, club du Centre-Limbourg, a accédé à l’élite chez les femmes : le Walhalla de la Liga A. Le top douze du pays. Tout de même un grand pas pour ce club ambitieux qui compte 13 équipes en compétition et 200 membres. Cette montée fulgurante a engendré beaucoup d’euphorie, mais le président Marc Daniëls et l’entraîneur Pascal Gora préfèrent insister sur « une certaine dose de réalisme ».

« Ces dernières années, tout est allé très vite. Beaucoup de choses nous tombent dessus et continueront de le faire. Un tas de défis rôdent au coin de la rue : intégrer davantage d’heures d’entraînement, assurer le suivi des conditions de licence, construire un noyau viable, optimiser la capacité de transport pour les longs déplacements, obtenir une plus grande marge budgétaire et élargir le comité via des groupes de travail, idéalement avec le soutien d’un petit groupe de bénévoles. Nous pensons que notre mission a des chances d’aboutir. »

Puis-je dire que vous êtes très fiers de tout ce qui a été réalisé ces derniers mois ?
Marc Daniëls : « Tout à fait. Avec HVC Helchteren, le Limbourg a enfin à nouveau une équipe de référence au plus haut niveau féminin, après la triste sortie de Ladies Volley Limburg Genk. Nous essayons de remplir ce nouveau rôle de leader de notre mieux. À la fin de la saison, il y aura un club relégué, nous ne voulons pas être celui-là. Pour cela, nous regardons le club promu Vamos Stekene-Sint-Gillis-Waas et d’autres concurrents comme KwadrO Amigos Zoersel, Vlavo Saturnus Michelbeke ou Dok Noord Gand. »

Comment avez-vous abordé les nombreux défis ?
« Nous n’avons absolument pas resté les bras croisés. Beaucoup de choses ont été examinées à la loupe, car notre promotion ne doit pas être un pari dans le vide. À nos débuts, nous voulons être plus qu’un feu de paille. Avec toute l’attention sur le maintien. Grâce au soutien élargi de notre Diamond Sponsor, la célèbre entreprise zonhovoise OBEN (une entreprise familiale de fenêtres et de portes), et d’autres sponsors fidèles, nous avons pu augmenter le budget de 40 à 50%. Pour les déplacements, nous avons conclu un accord avantageux pour louer deux vans (Renault Trafic), permettant à toute l’équipe de voyager confortablement en deux groupes. Nous avons augmenté le nombre de séances d’entraînement de deux à trois et nous nous entraînons également plus longtemps au total. Environ 8 heures par semaine. La ville de Houthalen-Helchteren apporte son aide avec la fourniture d’un panneau d’affichage LED, un nouveau fauteuil SR et le câblage pour la diffusion en direct des images des matches. »

Au préalable, vous avez consulté Marie De Clerck, la CEO de la Belgian Lotto Volleyball League. Vous a-t-elle facilement donné le feu vert pour franchir le pas ?
« Absolument. Certaines exigences de licence sont devenues un peu moins lourdes. Heureusement. Notre salle communale est trop basse, mais ce n’est pas un problème. Nous ne pourrons jamais y jouer les finales des play-offs. Oups : (rire) nous n’irons pas aussi loin lors de notre saison de débuts de toute façon. D’accord donc. Il est toutefois vrai que de nouvelles conditions de licence et des exigences relatives à l’homologation seront bientôt décidées. On y travaille. Il s’agira de l’utilisation du video challenge (7 des 12 clubs l’utiliseraient déjà) et de jouer avec au moins une joueuse semi-professionnelle dans les rangs. L’équipe qui se classe le plus haut sans disposer de video challenge serait obligée d’acheter ce système. Progressivement, jusqu’à ce que les 12 clubs soient en ordre. Sur le plan médical, le kinésithérapeute Maik Tysiak s’est engagé via son tout nouveau cabinet à Helchteren à veiller aux tests physiques, à l’entraînement en force, à la prévention et à la remise en forme : une fois par semaine lors d’une séance de groupe. Nouveau dans notre approche. Maik est le frère de l’ambitieuse footballeuse Red Flame Amber Tysiak (ex-Genk et ex-OHL Louvain). Et Maik lui-même a un passé football à Genk et Lommel. Il maîtrise la matière médicale du sport comme personne. Je pense aussi que nous pouvons attirer beaucoup de spectateurs en invitant des stars du sport comme Amber Tysiak (qui joue en Bundesliga allemande à l’Union Berlin) et le Limbourgeois Ward Lemmelijn à servir la première balle. Ce sera peut-être ici à la maison plein pot. »

HVC a signé un noyau de 14 joueuses. Mais en réalité, deux femmes ne sont pas disponibles. Est-ce exact ?
« Oui, l’ancienne Yellow Tiger Lore Gillis (attaque principale) n’est plus disposée à intervenir qu’en cas de besoin. Très compréhensible. Avec sa famille et son travail, elle ne trouve plus le temps de suivre le programme hebdomadaire complet. Idem pour Tara Daerden (libéro), la partenaire de l’entraîneur principal Pascal Gora. Tara ne joue normalement pas non plus. Elle n’est pas sur la photo. Mais elle prendra place sur le banc. Elle fonctionne comme la “maïzena” de l’équipe. Grâce à son expérience, elle est le liant idéal pour stimuler la bonne tactique et l’esprit d’équipe. »

Il y a eu d’autres changements dans le noyau ?
« En effet. Nous accueillons quatre nouveaux visages : Joke Van Hout (ex-LVT As, réception-aile, fille du couple de volleyballeurs Wim Van Hout (Achel) et Mireille Van Oosterhout (notamment Tongres). Ensuite Hannelore Pass (ex-VC Geel), la Liégeoise Anouck Van Bouwel (réception-aile) de Volley Noorderkempen et Hanne Lemmelijn (centre), également de Noorderkempen. Hanne est la sœur du champion d’aviron indoor Ward Lemmelijn : depuis peu une nouvelle célébrité après des apparitions médiatiques remarquablement réussies. Ne sont pas là : Noor Janssen (libéro, très occupée comme étudiante de dernière année en médecine), Elise Baert (centre, en échange “Erasmus” à Barcelone) et Ghislaine Smeets (centre, partie à l’école de sport de haut niveau à Vilvorde). »

Qui sont celles qui restent ?
« Il s’agit de Jella Mentens (réception-aile), fille du couple de volleyballeurs Gert Mentens et Mieke Gielen, de Lotte Pareyn (libéro, fille de l’arbitre Walter Pareyn), de Noa Peeters (réception-aile, famille d’Helena Gilson/Kieldrecht), de Nina Bussé (passeuse, fille de Geert Bussé, le nouveau président des hommes du VTI Hasselt), des jumelles de Lummen Marie (centre) et Emma Meynckens (passeuse), de Jess Daniëls de Koersel (attaque principale) et de notre capitaine d’équipe Celine Reijmen de Hechtel (réception-aile, fille de Marc Reijmen et nièce de Franky Reijmen). Celine a une longue expérience chez nous. »

Une question pour la T1 : Pascal, comment s’est déroulée la préparation ?
« Nous avons travaillé très dur. Via des matches d’entraînement contre SAB Diving Brabo Anvers, E.S. Charleroi, Volley Noorderkempen, KwadrO Amigos Zoersel, Dok Noord Gand, Wevoc Wellen, Stalvoc Beverlo et le club néerlandais d’Utrecht. Un bon morceau à digérer pour le jeune groupe. De toute façon nécessaire parce qu’un certain nombre de joueuses doivent surmonter en peu de temps une double différence de niveau. D’autre part, nous espérons rapidement guider HVC Helchteren B, dirigé par l’entraîneur Evert Van de Perre, vers le haut (actuellement actif en Promo 1) afin d’activer de nouvelles lignes de talents pouvant faire le lien avec le niveau de la Liga A. »

Les premiers matches de HVC parlent immédiatement à l’imagination ?
« Oui, certainement. Un programme difficile figure au calendrier de départ. Nous ouvrons à domicile le 3 octobre contre VC Oudegem. Ensuite, nous nous rendons à Vlavo Saturnus Michelbeke, puis Capital at Work Tchalou se déplace. En Coupe de Belgique (duel à élimination directe), nous affrontons le 31 octobre à domicile SAB Diving Brabo Anvers. Ce sera une super confrontation entre nos jumelles Marie et Emma Meynckens et leur sœur Laura du côté anversois du filet. Très excitant, ne serait-ce que pour le prestige qui y est attaché. »

La fiche technique entièrement documentée avec l’année de naissance et la taille se trouve sur le site de la Belgian Lotto Volley League.
Le staff technique se compose de Pascal Gora (T1, à gauche sur la photo), Jurgen Holtof (T2, à droite sur la photo), du scout Maarten Gielkens, du kinésithérapeute Maik Tysiak, d’Erik Ceyssens (organisation générale) et du team manager Kurt Vranken.

Texte : Leo Peeters
Photo : HVC Helchteren

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